Il était une fois...  

Il était une fois une petite provinciale aussi têtue que menue.

 

Elle habitait une bourgade campagnarde, Tarare.

 

Plus le temps passait, plus elle se morfondait car, depuis un certain "thé repaire", elle ne voulait plus obéir aux ogres odieux appelés supermarchés.

 

« Monstres volant le travail des braves gens

 

Au lieu de plutôt leur en fournir sur le champ

 

Dévorant sans pitié les petits boutiquiers

 

Qui sont pourtant c’est sûr l’âme de nos cités

 

S’entendant comme larrons en foire avec les grands

 

Ecrasant les petits qui restent agonisants

 

Ces ogres hideux maltraitent leurs bons serviteurs

 

Ainsi que tous les êtres non empoisonneurs

 

Faisant venir des antipodes ce qu’ils désirent

 

Saccageant sauvagement l’air que l’on respire »

 

Elle errait l’âme en peine et chantait à qui voulait l’entendre cette triste mélopée afin que dames et damoiseaux s’unissent. Mais nul ne réagissait à la complainte de Gisèle.

 

Elle aurait tant aimé aider les paysans locaux et s’approvisionner chez eux pour savourer leurs délicieux produits !

 

Elle aurait tant aimé secourir ceux qui respectent la terre qui nous nourrit !

 

Elle aurait tant aimé faire une joyeuse ronde solidaire sans intermédiaires et sans empoisonneurs !

 

Un jour, un petit provincial aussi vieux et aussi têtu  qu’elle, lui répondit :

« Gisèle, je vais t’aider ; nous allons monter une AMAP »

 

L’homme, la sauva de son vague à l’âme.

 

Elle convoqua le héraut du village, le Progrès, pour annoncer une réunion aux âmes de la contrée.

 

Et c’est ainsi que commença l’aventure de La faucille et du poireau.

Bulletin d'adhésion à l'AMAP 

 "La Faucille et le Poireau" 

 

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now